Vous avez dit psychosomatique ?
C’est dans la tête !En revanche, évoquer une cause psychosomatique quand il s’agit d’une pathologie aussi clairement identifiée que la carie ou le déchaussement, suscite généralement de l’incrédulité ou prête à sourire. Pourtant, il est depuis longtemps établi qu’en plus des sucres et des bactéries, les facteurs de stress jouent un rôle déterminant dans la genèse d’une pathologie dentaire. De nombreuses études ont montré que le taux de carie est directement proportionnel au degré de stress auquel est soumise une population, qu’elle soit animale (expériences chez le rat) ou humaine (constat chez des réfugiés, par exemple)*. De plus, des mécanismes biologiques permettent aujourd'hui d'expliquer les liens entre stress et caries. Au moins aussi nombreuses, d’autres études attestent du lien entre stress et maladies parodontales. Le déchaussement touche électivement les personnes dans l’incapacité de faire face aux événements stressants de leur vie*.
À la fois physique et psychique
C’est sans doute l’erreur de la médecine conventionnelle que de dénier toute importance au psychisme à partir du moment où elle explique ou croit expliquer une maladie par des facteurs objectifs. Toute pathologie est plurifactorielle, c’est à dire la conséquence d’un empilement de facteurs dont l’accumulation finit par conduire à l’apparition des symptômes. Toute maladie s’enracine dans le physique aussi bien que dans le psychisme, elle est donc psychosomatique au sens littéral de la réunion de psyché (l’âme) et de soma (le corps). Ainsi la carie est causée à la fois par le sucre et les bactéries qui produisent un milieu acide, conditions indispensables à la déminéralisation de l’émail, et par le psychisme qui bloque le mécanisme protecteur de la dent conférant à celle-ci une auto-immunité naturelle, comme expliqué dans le PRATIKADENT à la rubrique Carie. De même, le déchaussement est autant le produit de la prolifération de bactéries spécifiques qui génèrent des toxines irritantes pour l’os et la gencive, que la conséquence du stress qui acidifie le milieu buccal et altère les mécanismes de défense présents dans la salive.
Le traitement holistique
La prise en compte des facteurs psychiques, codifiés à travers le Langage des dents ou décodage dentaire, a donc pleinement sa place dans le traitement holistique ou global d’un problème (carie, déchaussement ou autre). Les douleurs paradoxales (c'est à dire sans cause physique reconnue), sur DENT DÉVITALISÉE ou vivante, sont fréquemment des somatisations d'un stress ou d'un conflit psychologique non résolu. Identifier le stress responsable et tenter d’y apporter une réponse à travers la prise de conscience proposée par le LANGAGE DES DENTS (présenté sur le site Holodent) ne peut qu’optimiser les chances de succès du soin dentaire par ailleurs mis en œuvre.
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09 Décembre 2007 à 19:49 dans
- Général


