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Amalgames dentaires et dentisterie Holistique

Amalgame dentaire : recul des USA

 

mercure interdit : réponse des dentistesLorsqu'au cours de l'été 2008, la FDA reconnaissait la toxicité des amalgames dentaires au mercure pour le foetus et l'enfant en croissance, on aurait pu croire que c'était la fin annoncée des plombages. D'autant que la FDA, équivalent français de l'Afssaps, annonçait son intention d'éditer l'année suivante, en juillet 2009, des recommandations spéciales visant à restreindre l'utilisation de l'amalgame dentaire chez les personnes particulièrement exposées au risque d'intoxication chronique par le mercure.

Ainsi, on pouvait s'attendre à ce que la FDA restreigne l'utilisation de l'amalgame dentaire chez les enfants de moins de six ans, les femmes enceintes et allaitantes, les personnes hypersensibles ou dont l'immunité est atteinte.

Or sur ces quatre catégories de personnes, seules les personnes allergiques ou hypersensibles au mercure sont visées par les nouvelles recommandations de la FDA publiées en juillet 2009.

La FDA garde un silence prudent sur la conduite à tenir par rapport aux enfants en bas âge et aux femmes enceintes ou qui allaitent, personnes pourtant particulièrement exposées.

L'agence américaine de santé vient donc de reculer sur le terrain de l'amalgame dentaire et une interdiction totale semble loin d'être d'actualité.

Les plombages, poisons pour le cerveau et la santé en générale, ont encore de beaux jours devant eux.

En savoir plus : site holodent

 

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Téléphones portables : nouveaux risques

téléphones portables recyclés en amalgames dentaires
 
 
Les portables sont suspectés de provoquer des tumeurs cérébrales après une utilisation de plus années. Mais ce qu'on ignorait jusqu'à présent c'est  que leurs effets néfastes sur la santé humaine  se combinent avec ceux d'un autre toxique majeur : l'amalgame dentaire.

 
 
Téléphones portables et amalgames au mercure : association dangereuse !

Une étude récente jette un éclairage nouveau sur le problème posé par l'usage d'un téléphone portable. Aux risques déjà connus (tumeurs cérébrales), s'ajoute désormais le risque d'une intoxication au mercure des amalgames dentaires.

En effet, les chercheurs de la Shiraz University of Medical Sciences* viennent de montrer que portable et amalgame au mercure forment une association à haut risque pour la santé. D'après cette étude, les ondes émises par le téléphone portable se révèlent capables d'altérer la structure de l'amalgame avec pour conséquence d'accélérer la libération de mercure.

 
Téléphones portables et enfants en bas âge

À la lumière de ces informations se pose bien sûr la question de l'emploi des téléphones portables chez les plus jeunes.

De nombreux parents se posent la question d'acheter un téléphone portable à leur bambin. D'autant qu'à l'approche des Fêtes, Disney et Belgacom ont annoncé la commercialisation d'un nouveau portable pour enfants en bas âge (selon un article du Soir du 4 novembre 2008).

Or, en raison de ses qualités mécaniques et de facilité d'emploi, l'amalgame au mercure est le matériau le plus utilisé pour la restauration des dents de lait. Le mercure libéré est particulièrement nocif pour le système nerveux des fœtus et des enfants en croissance, comme reconnu officiellement aux États-Unis par l'ADA (American Dental Association). Ce facteur de risque s'ajoutant à ceux déjà connus, le projet d'un téléphone portable pour enfants en bas âge doit susciter les plus grandes réserves.

* En savoir plus : site Holodent
 
 
Attention à la dépose des plombages qui impose certaines précautions pour éviter une intoxication accrue. De plus, il est important de réfléchir au choix des matériaux de substitution, les composites ne convenant pas dans tous les cas.
Ces questions importantes sont abordées dans le Pratikadent, rubrique Plombage-dépose, dont un extrait peut être consulté sur le site des éditions Luigi Castelli.

 
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Quand faire déposer ses plombages ?



dépose des plombages au mercure acte écologiqueLa dépose des plombages au mercure est avant tout un acte écologique, pour soi et pour la PLANÈTE.
 
La dépose est un moment délicat car elle intensifie transitoirement l’intoxication au mercure. Le retrait des plombages provoque la libération d’une quantité accrue de mercure, surtout si l’opération est pratiquée sans précautions. Les mécanismes de défense et d’élimination vont donc être sollicités plus intensément dans la période qui suit la dépose. Le moment où l’on décide d’opérer doit donc être choisi avec soin.

Périodes où il ne faut pas intervenir

La dépose ne doit jamais être pratiquée chez la femme enceinte ou qui allaite en raison des risques de contamination par le mercure qui franchit la barrière placentaire et se retrouve dans le lait maternel.
La dépose exigeant de l’organisme un travail d’élimination supplémentaire, il faut éviter d’intervenir chez une personne affaiblie, convalescente, ou subissant par ailleurs un traitement médical éprouvant (chimiothérapie). On évitera aussi les périodes de stress, de fatigue, de surcroît de travail, de déplacements qui seraient un obstacle à un travail serein et suivi.

Périodes propices pour la dépose des plombages

En énergétique chinoise, l’automne est associée au métal. L’automne serait donc propice à ce type d’intervention.
D’après certaines croyances, non étayées par des études scientifiques à ce jour, la phase décroissante du cycle lunaire favoriserait les processus d’élimination. Il serait donc préférable de procéder à la dépose lorque la lune est en phase décroissante. Dans tous les cas, un mois est l’intervalle idéal entre deux déposes, intervalle en dessous duquel il faut éviter de descendre.
Indépendamment de la saison, il est important de choisir une période où on sera sera suffisamment disponible pour s’accorder le temps et le repos nécessaires au bon déroulement processus de détoxination. La période des vacances est donc favorable, à condition de ne pas faire réaliser le travail loin de chez soi, par un dentiste qu’on ne reverra pas ensuite. On s’évitera ainsi la mésaventure arrivée à cette patiente qui fit réaliser la dépose de ses plombages sur son lieu de vacance. Rentrée chez elle, des douleurs ininterrompues l’obligèrent à consulter en urgence un autre dentiste. On s’aperçut alors que le travail avait été bâclé et tous les soins durent être refaits.

Préparer la dépose

Le retrait des plombages ne doit pas se faire sur un coup de tête parce qu’on a lu dans un magazine que le mercure est toxique. L’opération doit être l’aboutissement d’un processus de réflexion et de maturation: est-ce le bon moment, suis-je prêt ? Sans oublier de se poser la question du matériau de remplacement : résine (bon marché mais fragile) ou céramique (coûteuse mais plus pérenne)*.
Il faut être conscient que la dépose exige du corps un surcroît de travail. Il faut donc veiller à alléger sa tâche  en mangeant léger et en veillant à son hygiène de vie (ni trop ni trop peu d'activité physique, éviter le tabac, l'alcool, le café si possible, etc.). L’aide d’un naturopathe** pour équilibrer le terrain et favoriser l’élimination est précieuse.

Avertissement

Dans tous les cas la dépose doit respecter un protocole qui implique certaines précautions. Attention cependant, la dépose des plombages n'entraîne pas nécessairement la détoxination des métaux lourds. Pour que celle-ci puisse s’opérer, il est essentiel que les blocages émotionnels associés aux dents soignées soient libérés, comme expliqué dans dépose des plombages sur le site Holodent.
 
 
Le protocole de dépose est détaillé dans le Pratikadent à la rubrique Plombage-dépose (extrait disponible sur le site des éditions Luigi Castelli).
 
 
* La liste des matériaux d'obturation dentaires classés par ordre de biocompatibilité est disponible sur le SITE HOLODENT.
 
** Une liste de thérapeutes, énergéticiens ou naturopathes, pouvant accompagner la dépose des plombages dans le but de favoriser le processus de détoxination, sont répertoriés sur la page THÉRAPEUTES du site Holodent. Certains de ces thérapeutes travaillent en collaboration avec des dentistes.
 
Certains (rares) cabinets dentaires sont spécialisés dans la dépose des amalgames dentaires. Ils sont listés sur la page SITES DE CABINETS DENTAIRES.
 
 
 
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Amalgame dentaire en Europe : les dentistes français plus qu'influents

Peut-on croire la Commission européenne qui affirme par la voix de deux comités scientifiques que l'amalgame dentaire n'est pas toxique ?

Le doute est effectivement permis quand on sait que le CNOD (Conseil National de l'Ordre des Dentistes français) s'est personnellement et fortement impliqué dans le dossier du plombage au mercure au niveau européen.

Rappel des faits
 
Dans le cadre de sa stratégie sur le mercure, la Commission européenne a mandaté deux comités scientifiques, le SCENIHR et le SCHER, chargés d'évaluer la toxicité potentielle de l'amalgame dentaire au mercure, tant sur le plan de la santé humaine (mission du SCENIHR) qu'au niveau environnemental (mission du SCHER). Le SCENIHR a conclu à l'innocuité de l'amalgame dentaire, tandis que de son côté le SCHER a estimé les risques bien au dessous des seuils acceptables.

 
Implication active de l'Ordre des dentistes
 
Or, il s'avère que l'Ordre des dentistes français lui-même estime que les rapports scientifiques émis par ces deux comités est une victoire personnelle. Sur son site officiel, l'Ordre reconnaît s'être impliqué activement dans ce dossier en établissant des contacts directs avec les représentants de la Commission européenne. En outre, les experts externes au SCENIHR appelés en consultation sur ce dossier sont pour moitié des dentistes et on compte parmi eux un membre actif de l'ADF, farouche opposant à l'amalgame, qui n'hésite pas à le faire savoir de manière plutôt virulente dans la presse dentaire.
 
 
Rapport partial ?
 
Dès lors, faut-il penser que les rapports des comités européens manquent d'objectivité, voire sont partiaux, comme l'écrit l'AKUT, une ONG luxembourgeoise, à propos du pré-rapport du SCENIHR rendu public début 2008 ?

Il est vrai que les révélations et l'auto-satisfaction de l'Ordre des dentistes sur son propre site laissent songeur. Les intérêts du lobby des dentistes passeraient-ils avant la santé des européens ? On peut se poser la question.

En savoir plus : site Holodent
 
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Mercure : comment il détruit le cerveau, même à faibles concentrations

mercure interdit : réponse des dentistes
 
 
Il est établi depuis longtemps que le mercure s'échappe des obturations métalliques appelées amalgames dentaires ou plombages. On pensait (ou on voulait croire) cependant jusqu'ici que les quantités de mercure libérées étaient trop faibles pour induire des problèmes de santé.

 
"Les doses de mercure libérées dans l'organisme par les amalgames dentaires sont […] très en deçà des seuils auxquels des effets toxiques pourraient être observés" affirmait récemment Roselyne Bachelot, ministre de la santé, en réponse à la question d'un sénateur.

Des travaux menés par des chercheurs de l'université de Calgary montrent que le mercure est capable de détruire la cellule nerveuse et ce, même à faibles concentrations. Une vidéo mise en ligne sur le site de l'université le montre d'une manière indiscutable. La vidéo est accompagnée d'une voix off en anglais. Mais pour ceux qui ne parlent pas l'anglais, les images, suffisamment éloquentes, se passent de commentaire.

Cette vidéo et ce qu'elle implique en terme de santé publique devraient inciter les autorités sanitaires à revoir leur politique concernant l'emploi du mercure en dentisterie. C'est déjà ce qui passe aux États-Unis où la FDA vient de reconnaître la neurotoxicité du mercure.

De son côté, l'État français persiste à nier tout risque.

En savoir plus et voir la vidéo : site Holodent.
 
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Amalgames dentaires: des médecins bien briefés

plombages ou amalgames dentaires au mercureEn février 2008, les dentistes français recevaient une mise au point concernant l'amalgame dentaire  à travers un article publié par un journal syndical dentaire (lire le résumé de l'article et sa critique sur le site des éditions Luigi Castelli). L'article au ton caustique fustigeait la décision de la Norvège d'interdire ce matériau à compter du premier janvier 2008. L'article se voulait à la fois une critique cinglante de la décision norvégienne et une mise au point sans appel à l'adresse des dentistes français: l'amalgame n'est pas toxique et il n'est pas question de s'en passer.

Aujourd'hui la mise au point s'adresse aux médecins. "Amalgames dentaires: peu de risques prouvés mais des incertitudes persistent" titre le journal médical "Prescrire" dans sa une du mois de mai*. Concernant un possible lien entre l’exposition chronique à de faibles doses de mercure provenant des amalgames dentaires et la survenue de pathologies générales l'article concède que "certaines observations cliniques sont troublantes" mais que "mais les études épidémiologiques ne montrent pas d’effet majeur à l’échelle de la population générale". L'article, qui ne mentionne pas la récente interdiction de la Norvège, se contente de citer en exemple la Suède qui limite l'utilisation des amalgames, sans préciser qu'elle les a interdit depuis avril 2008 (comme nous nous en faisions l'écho sur ce blog). Aucune mention n'est faire du rapport du comité scientifique européen mandaté par Bruxelles pour statuer sur l'avenir du mercure en dentisterie, rapport pourtant en faveur de l'amalgame dentaire.

 
"L’évaluation de la balance bénéfices-risques des matériaux d’obturation dentaire alternatifs est insuffisante pour permettre de choisir facilement entre ces matériaux et les amalgames au mercure" conclut l'article. Bref, rien de nouveau dans cette mise au point on ne peut plus consensuelle qu'on pourrait résumer ainsi: "on a pas de preuve formelle que l'amalgame soit toxique et comme on a rien de mieux à proposer, continuons à le poser".

Dans ces conditions, convaincre les médecins d'une intoxication chronique au mercure risque d'être difficile, voire impossible. Plutôt que de proposer une détoxication, seule réponse intelligente à une pathologie aux métaux lourds, il est à craindre que votre médecin vous prescrive des anti-dépresseurs ou toute autre médication symptomatique sans rapport avec la cause réelle de vos problèmes, et, si vous insistez, vous oriente gentiment vers le service psychiatrique le plus proche.
 

Rien de nouveau donc sous le soleil. Médecine et dentisterie conventionnelles avancent main dans la main dans le déni le plus complet d'un risque sanitaire majeur: l'intoxication chronique au mercure et aux métaux lourds d'origine dentaire.
 
* Voir la Une de la revue prescrire à cette adresse: http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierAmalgames.php
 
Pourtant, des alternatives valables à l'amalgame dentaire existent. À condition d'être judicieusement choisies et réalisées par un praticien compétent, ces restaurations peuvent donner à long terme d'excellents résultats.
 
Attention: pas de dépose intempestive des amalgames dentaire qui libère des quantités accrues de mercure et de divers métaux.
 
Avant de prendre toute décision et de faire remplacer ses vieux amalgames, lire dans le Pratikadent:
 
 
 
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Intoxiqués aux plombages au mercure : exprimez-vous !

Aujourd'hui, en 2008, en France, l'amalgame dentaire, encore appelé plombage au mercure parce qu'il se compose pour moitié de ce polluant majeur, n'est pas considéré comme dangereux pour la santé. Un comité scientifique européen vient d'affirmer son innocuité et 125 tonnes de mercure sont posées chaque année dans la bouche des européens. 
 
 
Parallèlement, un nombre croissant de porteurs d'amalgames voient leur santé se dégrader et attribuent leurs symptômes (angoisses, irritabilité, dépression, perte de mémoire, hypersensibilité, bruxisme, acouphènes, maux de têtes, fatigue, allergies aux aliments, aux odeurs, etc.) à une intoxication par le mercure et les métaux lourds (argent, étain, zinc, cuivre) qui s'échappent des plombages qu'ils ont en bouche.

C'est à ces malades du mercure, qu'elle appelle les "Mercuriens", ces malades trop souvent adressés en psychiatrie faute d'être pris au sérieux, qu'une journaliste a décidé de donner la parole. Dans une émission diffusée le 26 mars 2008 sur France Culture, Ines Léraud avait recueilli les témoignages de personnes malades de leurs plombages dentaires.

Aujourd'hui, elle prépare une seconde émission radio ainsi qu'un film d'enquête documentaire pour la télévision. Ce reportage donnera la parole aux scientifiques, aux avocats, sans oublier bien sûr les premiers concernés: les malades intoxiqués au mercure dentaire.

Si vous vous sentez concerné d’une manière ou d’une autre par la question du mercure dentaire, que vous soyez malade vous-même ou que vous connaissiez une personne intoxiquée, que vous soyez patient ou professionnel de santé (dentiste, médecin ou autre), que vous soyez pour ou contre l'amalgame dentaire, vous êtes invité à vous exprimer quand vous le voulez et comme vous le souhaitez sur un répondeur mis à votre disposition par Inès Léraud.

En savoir plus : Émissions radio et télé sur le mercure : exprimez-vous ! sur le site Holodent.
 
 
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Après la Norvège, la Suède et le Danemark interdisent l'amalgame

Si vous n'avez pas lu la presse anglo-saxonne, il est probable que vous ne soyez pas au courant tant la nouvelle, en France, fut passée sous silence. Et pourtant, ils l'avaient annoncé et ils l'ont fait !

Trois mois après la décision de la Norvège (effective depuis le premier janvier 2008), la Suède et le Danemark interdisent à leur tour l'amalgame dentaire ou plombage au mercure depuis le premier avril 2008.

"L'interdiction de l'amalgame cause une agitation" titrait récemment le site Dentistry.co.uk. Pas en France en tous cas où la nouvelle n'a jusqu'à présent pas été relayée.
 
 
Le ministre danois de la santé a déclaré que "les obturations en composite sont aujourd'hui devenus si solides au point que […] l'on peut étendre l'interdiction [du mercure] également aux amalgames dentaires". Avant lui, le ministre norvégien de l'Environnement avait déclaré que les composites représentent une alternative fiable à l'amalgame et conclu qu'il n'y a donc plus de raison de continuer d'employer celui-ci.
 
 
 
Vérité au nord de l'Europe , erreur au sud ?

Tandis que nos voisins du nord se détournent d'un matériau jugé obsolète, au point de n'être plus enseigné dans les facultés, en France, on défend bec et ongle la fiabilité d'un matériau vieux de 150 ans. Dans un article paru dans un journal syndical dentaire (sur le site des éditions Luigi Castelli), un représentant de la très officielle Association Dentaire Française, tout en critiquant vivement la décision de la Norvège d'interdire l'amalgame, faisait l'apologie de ce matériau dont l'interdiction représenterait selon lui une régression majeure en dentisterie.

 
 
 
Décision attendue
 
Du point de vue de ces pays, cette décision n'a certes rien d'un scoop. Comme la Norvège, le Danemark et la Suède avaient restreint l'usage de l'amalgame depuis longtemps (la Suède ne les remboursait plus depuis 1999). L'annonce légalise donc une pratique déjà existante.
 
 
 
Fausse bonne nouvelle
 
Du point de vue de la communauté européenne en revanche, on aurait pu s'attendre à ce que cette décision change la donne. On sait les pays du nord de l'Europe globalement hostiles au mercure et le passage à l'acte de deux pays européens aurait pu inciter la communauté à interdire purement et simplement l'amalgame dentaire dans le cadre de sa stratégie sur le mercure, comme il en était question fin 2007. On se souvient d'ailleurs que la décision de la Norvège se voulait incitative vis à vis de Bruxelles.

Pourtant ceux qui croient déjà deviner les signes avant coureurs d'un bannissement total du plombage au mercure en Europe risquent de déchanter. Un comité scientifique européen, baptisé SCENIHR (Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks) risque bien de mettre un coup d'arrêt durable, sinon définitif, aux véleités de l'Europe de bannir l'amalgame.

En savoir plus sur le rapport du SCENIHR
(sur le site Holodent)
 
 
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Plombage au mercure interdit en Norvège: les dentistes montrent les dents

 
 
mercure interdit : réponse des dentistesAprès avoir ignoré la nouvelle et devant la médiatisation de l'événement par internet, en particulier grâce à Holodent, les instances professionnelles françaises se décident à réagir. Deux mois après l'interdiction de l'amalgame au mercure par la Norvège, un article "Remerciements au ministre norvégien de l'Environnement" paraît dans un journal bien connu de la profession.
 
 
 
Ignorant les risques écologiques liés à l'emploi de l'amalgame, l'auteur de l'article n'hésite pas à affirmer que les dentistes ne seraient responsables qu'à hauteur de 0,2% (au plus) de la pollution par le mercure, un paradoxe quand on sait que 15 tonnes de mercure sont posées en France chaque année et une centaine de tonnes aux États-Unis, sans parler des autres pays du monde.

Ignorant tout autant la toxicité du mercure pour l'organisme humain, l'auteur affirme également que les patients qui se plaignent de troubles (irritabilité, dépression, perte de mémoire, hypersensibilité, angoisse, bruxisme, acouphènes, maux de têtes, fatigue, allergies aux aliments, aux odeurs, et même autres maladies plus graves comme la sclérose en plaque ou la maladie d'Alzheimer) et rendent l'amalgame au mercure responsables de leurs symptômes "somatisent" et "figurent maintenant en bonne place dans les revues psychiatriques" (sic). Bref, ils sont fous, ces malades du mercure
(comme développé sur le site Holodent). 
 
La virulence de l'article, tant envers les instances norvégiennes qu'envers les patients intoxiqués par le mercure laisse perplexe, surtout quand on sait qu'il émane d'instances officielles de la profession.

Pour plus d'informations, lire aussi Interdiction du plombage en Norvège: les dentistes ripostent (publié sur le site des éditions Luigi castelli).

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Plombage au mercure : la France contre-attaque

Rappel des faits

Dès 2005, Le parlement dans le cadre d'une stratégie communautaire sur le mercure, décide le contrôle et le traitement des déchets d'amalgame dentaire et prévoit de limiter l'utilisation du mercure dans les amalgames dentaires*. Cette stratégie sur le mercure se traduit par l'interdiction des thermomètres au mercure mi-2007. Mais il faut attendre fin 2007 pour que l'avenir du mercure en dentisterie soit débattu au parlement européen. Au même moment intervient un événement important, pourtant occulté par les médias : la Norvège décide de bannir le mercure, ainsi que tout matériau en contenant, dont l'amalgame au mercure. HOLODENT fut l'un des rares sites à relayer l'information. L'annonce, faite le 21 décembre 2007 par le ministre norvégien de l'Environnement, était un signe explicite en direction de l'Union Européenne pour qu'elle abandonne l'amalgame au mercure, comme le réclament depuis longtemps les pays du nord de l'Europe où l'usage du mercure est déjà restreint (la Suède ne les rembourse plus depuis 1999).


Résistance française

Mais la France, qui continue de défendre le plombage, n'entend pas renoncer à un matériau qui, aux dires de ses instances officielles, présente plus d'avantages que d'inconvénients. Récemment, le Conseil National de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes s'émouvait de ce que les pressions exercées par les pays nordiques (suspectés de recevoir l'appui des fabricants de composites!) étaient proches d'aboutir à la suppression de l'amalgame dentaire. C'était compter sans la contre-attaque des pouvoirs publics français auprès de la Commission européenne. Pour éviter une décision communautaire en faveur du retrait de l'amalgame dentaire, la France se dit prête à donner des garanties en matière de filtration et de récupération des déchets d'amalgames. Les cabinets dentaires ont depuis avril 2001 obligation d'être équipés d'un récupérateur d'amalgame. Les normes de traçabilité des déchets d'amalgame pourrait être durcies afin de rassurer Bruxelles, en échange de quoi l'amalgame continuerait d'être employé. De son côté, un journal professionnel vient de faire paraître un article fustigant la décision de la Norvège, déniant toute pollution ou intoxication par le mercure des plombages et vantant les nombreuses qualités de ce matériau vieux de 150 ans. Lire à ce sujet: Interdiction du plombage en Norvège, les dentistes ripostent (sur le site des éditions luigi Castelli).


Déni environnemental

le mercure pollue l'environnementLa commission européenne se satisfera-t-elle d'une telle promesse, sachant que les rejets d'amalgame par les cabinets dentaires ne sont pas, loin s'en faut, les seules sources de contamination par le mercure dentaire ? En effet la crémation qui vaporise des quantités importantes de mercure directement dans l'atmosphère et la décomposition naturelle des cadavres sont des sources de contamination mercurielles dans l'environnement. Comme le rappelait le ministre norvégien de l'Environnement, le mercure est un polluant majeur des écosystèmes. Les 100 tonnes de mercure posées dans la bouche des Français représente un risque écologique qui n'est jusqu'à présent aucunement pris en compte par la France. Lire à ce sujet: ENJEUX ÉCOLOGIQUES DU PLOMBAGE AU MERCURE. 


Amalgame en sursis

On l'aura compris, face au lobying des instances professionnelles et sanitaires françaises, une initiative comme l'Appel du Luxembourg, pétition pour l'interdiction du plombage au mercure, lancée par l'AKUT en novembre dernier, dont Holodent s'était fait l'écho, ne pèse pas lourd. Les pressions françaises (appuyées par les fabricants d'amalgames ?) peuvent-elles faire fléchir la Commission européenne ? C'est à craindre car il semble que bon nombre de pays ne soient pas prêts à renoncer à un matériau aussi économiquement avantageux. À l'heure où les caisses de l'État français sont vides, il serait évidemment mal venu de renoncer à un matériau bon marché, quitte par ailleurs à engloutir 1,6 milliards d'euros dans un plan Alzheimer, maladie dont un facteur étiologique (officiellement non reconnu) pourrait être l'amalgame dentaire**. Mais c'est une autre histoire…

* Source: rapport sur la stratégie communautaire sur le mercure, 2005/2050 INI
 
* Le rôle des métaux dentaires et de l'amalgame dentaire dans l'étiologie de la maladie d'Alzheimer est détaillé dans LE PRATIKADENT, dictionnaire holistique des atteintes dentaires et de la biocompatibilité des matériaux dentaires.
 
Crédit photosDIDIER VEREECK - © GALERIE ARANA
 
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Enjeux écologiques du plombage au mercure

La question des plombages au mercure, dont l'emploi est controversé en dentisterie depuis les débuts de son utilisation, est généralement abordé sous l'angle toxicologique. À l'échelon individuel, le mercure et les autres métaux composant l'amalgame, lentement libérés par les phénomènes d'oxydation au contact de la salive, génèrent une intoxication chronique aux métaux lourds (non reconnue par les instances officielles qui considèrent que les doses libérées sont trop faibles pour avoir une action toxique).
Parallèlement au problème toxicologique, le plombage pose un problème écologique à l'échelon collectif, car le mercure représente une menace pour l'environnement, contaminant l'air, les nappes phréatiques et la chaîne alimentaire où il s'accumule (dans la chair des poissons en particulier). Les aspects écologiques du plombage au mercure sont généralement peu abordés, alors que le danger est pourtant majeur.

 
Données écologiques
 
eau natureLes amalgames dentaires sont en quantité la deuxième source de mercure au niveau mondial. Considéré comme sans danger  tant qu'il reste emprisonné dans les obturations métalliques appelées amalgame dentaire ou plombage, le mercure finit cependant tôt ou tard par rejoindre la chaîne écologique. C'est ainsi quelques 100 tonnes de mercure, stockées dans la bouche des français, qui sont appelées à se répandre dans la nature. Et ceci de deux manières: par décomposition naturelle après le décès et par crémation. La crémation, procédé qui tend à se populariser, volatilise dans l'atmosphère des quantités importantes de mercure. La Suède évalue les rejets de mercure liés aux crémations à 280 kilos/an, soit près du tiers du total des émissions de mercure dans ce pays*. En Grande Bretagne, un des pays d'Europe où le procédé d'incinération est le plus répandu, les crématoriums sont responsables de 16% des émissions de mercure. Si rien n'est fait, les crématoriums seront en 2020 les principaux pourvoyeurs d'émissions mercurielles. En France, on ne dispose d'aucunes données, pour la simple raison que la réglementation française ne prévoit rien à ce sujet. Ainsi les 15 tonnes de mercure posées chaque année dans la bouche des français sont appelées tôt ou tard à polluer sols, nappes phréatiques et atmosphère sans que rien ne soit fait, ou si peu, pour contrôler cette contamination.

 
Mesures insuffisantes
 
Les mesures prises par la France pour limiter la pollution mercurielle d'origine dentaire sont nettement insuffisantes. Elles portent sur le conditionnement du mercure et sur la récupération des déchets par les cabinets dentaires.
Depuis 2001, le mercure ne doit plus être conditionné en flacons mais sous forme de capsules prédosées afin d'éviter les risques de le répandre accidentellement.
Depuis le premier avril 2001, les cabinets dentaires ont l'obligation de s'équiper de récupérateurs d'amalgame dans le but de filtrer les déchets mercuriels et éviter leur déversement dans les canalisations, évaluée à dix tonnes par an et leur sédimentation, évaluée à une vingtaine de tonnes. À ce jour on ignore dans quelles proportions la réglementation est respectée.
En outre, ces mesures ne règlent en rien le problème lié au devenir du mercure post-mortem puisqu'en France le problème est tout simplement nié. Cette attitude est d'une totale hypocrisie puisque dans son rapport édité en 2005, L'Afssaps a mis en place un protocole multidisciplinaire destiné aux personnes qui estiment souffrir de troubles liés aux amalgames dentaires. Or, dans le questionnaire détaillé que le patient doit remplir, destiné à éliminer une source de contamination autre, il est  demandé de préciser le lieu d'habitation. "Signaler la proximité par rapport à une usine d'incinération, un crématorium, une décharge, une usine sidérurgique"  peut-on lire en toutes lettres page 70. C'est donc une reconnaissance de la pollution mercurielle générée par les crématorium (entre autres). Cela n'empêche pas l'Afssaps de conclure un peu plus loin (page 90) que les patients qui s'estiment intoxiqués au mercure relève d'une prise en charge psychologique, voire psychiatrique.

 
Une décision exemplaire
 
feuille nature préservation environnementLe seul moyen de régler le problème écologique posé par le plombage au mercure est d'en interdire purement et simplement l'usage. Cette mesure, seul un pays au monde a eu le courage de la prendre. Il s'agit de la Norvège où tous les produits contenant du mercure, incluant les amalgames dentaires, sont définitivement bannis depuis le premier janvier 2007. Cette décision a été annoncée par le ministre norvégien de l'Environnement, et non par celui de la Santé, ce qui montre que pour la Norvège l'enjeu est écologique avant d'être médical. Dans un COMMUNIQUÉ DE PRESSE, le ministre norvégien a d'ailleurs souligné que le "mercure fait partie des poisons les plus dangereux pour l'environnement" en insistant sur la nécessité de mettre un terme à toute utilisation du mercure le plus tôt possible. L'annonce est intervenue le 21 décembre 2007 au moment même où la Commission européenne débattait de l'avenir du mercure en dentisterie. La Norvège entendait donc envoyer à l'Union Européenne un signe fort pour l'inciter à abandonner le mercure. L'Europe y sera-t-elle sensible ? L'avenir nous le dira.
 
* Evaluation de la Swedish Environment Authority citée dans la revue Resurgam- vol. 43, juillet 2000
 
Les effets nocifs sur la santé des amalgames dentaires sont détaillés dans le Pratikadent, à la rubrique PLOMBAGES-DANGERS, dont un extrait peut être consulté sur le site des éditions Luigi Castelli.
 

Les  enjeux économiques liés à l'emploi de l'amalgame au mercure en dentisterie sont expliqués dans LA FIN DU PLOMBAGE EST-ELLE POUR DEMAIN publié sur le site Holodent.
 
 
Approfondir les enjeux écologiques lié au mercure dentaire : un article très fouillé de Jacques valentin sur son site Gestion Santé.
 
 
Crédit photos :  DIDIER VEREECK - © ARANA
 
 
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