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Dentisterie Holistique

La dent de sagesse en voie de disparition !

germe dent de sagesse disparition
 
La biodiversité ne concerne pas que les espèces en péril. Celle de nos dents est menacée par les extractions systématiques des dents de sagesse. Il est temps de dire stop à des pratiques arbitraires et non médicalement justifiées car on aurait tort de sous-estimer l'importance de la dent de sagesse, atout majeur de notre santé dentaire autant que générale.
 
 
 
Une dent menacée

La dent de sagesse est-elle amenée à disparaître de nos mâchoires de civilisé ? C'est à craindre mais pas pour les raisons d'évolution génétique de l'espèce trop souvent invoquées. Si la dent de sagesse tend à disparaître, c'est parce qu'elle est aujourd'hui systématiquement traquée par le scalpel du chirurgien et ce, dès l'âge de douze ans, alors que la dent, au stade de germe, n'est que partiellement développée et que prédire son évolution est impossible.
Devant ce massacre programmé, généralement sous anesthésie générale (qui permet de retirer en une fois les quatre dents de sagesse pour des raisons de rentabilité), des voix s'élèvent aujourd'hui pour dénoncer le caractère excessif des extractions systématiques. "La dent de sagesse est aussi importante que les autres dents. Son extraction ne doit pas devenir systématique et répond à des situations cliniques précises" a cru bon de préciser un représentant de l'Association Dentaire Française lors de son congrès de 2006.

 
 
Un capital précieux

La dent de sagesse représente un capital précieux qu'il est imprudent de dilapider par des extractions dites préventives, non médicalement justifiées. En premier lieu, c'est un capital dentaire, puisque la dent de sagesse est une dent comme une autre et qu'elle est, il faut le souligner, correctement en place chez près de la moitié des jeunes adules. La dent de sagesse a pour vocation d'être une dent de remplacement, une sorte de "dent de secours" qu'il est fort utile d'avoir lorsque les premières molaires sont extraites, ce qui est hélas fréquent. La dent de sagesse peut servir d'implant naturel et être auto-transplantée à la place de la première ou de la seconde molaire défaillante. Ensuite, la dent de sagesse est un capital cellulaire d'une grande valeur puisque son germe représente une source de cellules souches qui, grâce aux progrès de la thérapie cellulaire, permettront demain de régénérer des organes et de soigner des maladies dégénératives aujourd'hui incurables (maladies héréditaires, maladies de Parkingson, Alzheimer, sclérose en plaque, cancer etc.).

 
Stop au gâchis

Faudra-t-il inscrire la dent de sagesse au patrimoine mondial de l'humanité pour qu'on prenne enfin conscience de la nécessité de préserver cette dent précieuse entre toutes ? La plupart des raisons invoquées aujourd'hui pour l'extraire sont injustifiées. Contrairement à l'idée largement répandue, la dent de sagesse ne bouscule pas les autres dents au moment de son éruption et n'est pour rien dans les récidives de traitements d'orthodontie. Ces récidives, hélas fréquentes, sont imputables à d'autres causes, dont la principale est l'âge trop tardif des traitements comme expliqué en détails dans Orthodontie, halte au massacre. Il est donc grand temps de revenir à plus de modération concernant l'extraction des dents de sagesse qui ne doit intervenir qu'en cas de problème médical avéré (infection, lésion de la dent voisine) et en aucun cas anticiper un problème hypothétique dont on ignore s'il surviendra jamais. Il est d'autant plus souhaitable de modérer les extractions chirurgicales qu'elles ne sont pas sans risques, le plus invalidant étant la paralysie de la lèvre causée par la section du nerf de la mâchoire lors de l'intervention. Même si le patient peut prétendre à une indemnisation accordée par la justice dans ce cas, le préjudice est trop grave pour qu'on prenne ce risque à la légère. Souhaitons que les pratiques changent avant que les dents de sagesse éradiquées à outrance ne nous fassent demain cruellement défaut.
 
Pour connaître les cas où l'extraction de la dent de sagesse est indiquée, voir le Pratikadent, rubrique dent de sagesse (fiche du livre sur le site des éditions Luigi Castelli).
 
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Plombage au mercure interdit en Norvège: les dentistes montrent les dents

 
 
mercure interdit : réponse des dentistesAprès avoir ignoré la nouvelle et devant la médiatisation de l'événement par internet, en particulier grâce à Holodent, les instances professionnelles françaises se décident à réagir. Deux mois après l'interdiction de l'amalgame au mercure par la Norvège, un article "Remerciements au ministre norvégien de l'Environnement" paraît dans un journal bien connu de la profession.
 
 
 
Ignorant les risques écologiques liés à l'emploi de l'amalgame, l'auteur de l'article n'hésite pas à affirmer que les dentistes ne seraient responsables qu'à hauteur de 0,2% (au plus) de la pollution par le mercure, un paradoxe quand on sait que 15 tonnes de mercure sont posées en France chaque année et une centaine de tonnes aux États-Unis, sans parler des autres pays du monde.

Ignorant tout autant la toxicité du mercure pour l'organisme humain, l'auteur affirme également que les patients qui se plaignent de troubles (irritabilité, dépression, perte de mémoire, hypersensibilité, angoisse, bruxisme, acouphènes, maux de têtes, fatigue, allergies aux aliments, aux odeurs, et même autres maladies plus graves comme la sclérose en plaque ou la maladie d'Alzheimer) et rendent l'amalgame au mercure responsables de leurs symptômes "somatisent" et "figurent maintenant en bonne place dans les revues psychiatriques" (sic). Bref, ils sont fous, ces malades du mercure
(comme développé sur le site Holodent). 
 
La virulence de l'article, tant envers les instances norvégiennes qu'envers les patients intoxiqués par le mercure laisse perplexe, surtout quand on sait qu'il émane d'instances officielles de la profession.

Pour plus d'informations, lire aussi Interdiction du plombage en Norvège: les dentistes ripostent (publié sur le site des éditions Luigi castelli).

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LES ARRACHEURS parmi nous!

L’extraction fut pendant des siècles l’unique remède au mal de dent. On croyait cette pratique barbare à jamais révolue grâce aux progrès de la dentisterie. Et pourtant, combien de dents sont aujourd’hui encore extraites sans justification.

La mésaventure d’André
 André consulte son dentiste pour de légères douleurs au fond de la bouche. Le praticien diagnostique une carie sur la dent de sagesse et préconise l’extraction pour laquelle il adresse André chez un stomatologue.
 
radio dent de sagesse avec carie mesiale peu profonde pouvant etre soignee sans difficultees majeures André prend donc rendez-vous. Pourtant, perdre une dent supplémentaire, même de sagesse (ou justement de sagesse !) le chagrine. Sans réfléchir, il décide de prendre l’avis d’un autre dentiste (sans lui dire que son confrère a préconisé l’extraction). On ne sait jamais…
 
Et là, surprise! Le second praticien consulté informe André qu’il s’agit d’une banale carie qui peut être traitée.
 
 
La radio ci-dessus montre que la dent de sagesse est bien en place, peu abîmée et qu'elle est utile à la mastication (présence d'une dent de sagesse antagoniste en haut).
 
André conserve sa dent de sagesse, s’est épargné une intervention désagréable et préservé de conséquences négatives à plus long terme.
 
dent de sagesse egressee car extraction de la dent antagoniste perturbation occlusale En effet, privée d’antagoniste par l’extraction, la dent de sagesse du haut se serait égressée par le phénomène de poussée continue avec pour conséquence des troubles de l’occlusion.
 
La radio ci-contre montre une dent de sagesse égressée (flèche noire) qui a poussé dans le vide laissé par l'extraction de la dent de sagesse du bas (flèche rouge).
 
 
Morale de cette histoire
Avant de procéder à une extraction, acte irréversible, il est sage de prendre plusieurs avis. Dans le cas d'André, le premier dentiste a préconisé l'extraction car il ne voulait pas prendre le temps de soigner une dent située au fond de la bouche, donc plus difficile d'accès. Les dentistes sont rémunérés à l'acte et non au temps passé.
 
Cas où des extractions sont préconisées, souvent de manière abusive
- Extractions de dents dévitalisées au nom d’une vision extrémiste de la dentisterie holistique.
- Extractions des dents de sagesse (germectomies) en prévention des récidives de traitement d’orthodontie.
- Extractions de prémolaires saines en orthodontie.
 
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DEUX POIDS, DEUX MESURES

La bouche, zone de non-droit

Bouche et dents font-elles partie du corps ? On peut se poser la question tant les lois qui régissent les dents et le reste du corps sont différentes.

Premier exemple: le formol
Un avis paru au journal Officiel le 31 octobre 2007 interdit désormais le formol dans les préparations bénéficiant d'une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Passé le 30 juin 2008, aucune préparation contenant du formol ne pourra plus être distribuée. L'arrêt définitif de leur utilisation est fixé au 20 décembre 2008. Paradoxalement ces précautions, justifiées par le caractère cancérigène (classement du CIRC*) et hautement allergisant du formol, ne concernent pas les spécialités destinées à l'art dentaire puisque celles-ci, contrairement aux médicaments, ne sont pas soumises à une AMM.

* Centre International de Recherche sur le Cancer

Second exemple: le nickel
Classé dans les cancérogènes possibles pour l'être humain par le CIRC, le nickel est un métal très réactif (il se corrode facilement) et hautement allergisant. Pour cette raison, un arrêté de juillet 2000 limite l'emploi du nickel en bijouterie. L'art dentaire, où le nickel est largement employé dans des alliages destinés à la prothèse, n'est pas concerné par cette réglementation.

Troisième exemple: la composition des produits
Contrairement aux médicaments dont la composition doit être mentionnée, la composition d'un grand nombre de spécialités (pâtes, composites, amalgames, alliages) n'est pas connue ou seulement partiellement. Le problème vient de ce que produits et matériaux dentaires ne sont pas considérés comme des médicaments. On peut donc insérer un bouche, souvent pour de longues années, des produits dont on ne voudrait pas pour le reste du corps.

Se mobiliser
Si la PÉTITION lancée par une association luxembourgeoise le 10 novembre 2007 dans le but d'interdire le plombage est une initiative à saluer, il reste de nombreux matériaux et produits à bannir de la dentisterie (comme le fait déjà la dentisterie holistique, parfois appelée dentisterie énergétique). Au vu de l'inertie des pouvoirs publics, cela ne se fera pas sans une prise de conscience et une mobilisation massive des patients, consommateurs de soins. Il est donc plus que temps de se mobiliser et de s'informer.

Pour connaître les détails sur l'emploi du formaldéhyde en dentisterie lire LE FORMALDÉHYDE

Tous les toxiques employés en dentisterie sont détaillés dans le LE PRATIKADENT, rubrique Toxicité.

 

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