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Dentisterie Holistique

La dentisterie holistique et les soins naturels par Estelle Vereeck

banniere dentisterie holistique par Estelle Vereeck - soins naturels des dents

Toute reproduction interdite, voir mentions légales

Du grec holos qui signifie le tout, la vocation de la dentisterie holistique est de soigner le patient dans sa globalité.

Alors que la dentisterie classique se limite à la dimension physique ou mécanique du soin, l'approche holistique inclut l'énergétique dentaire et l'approche psycho-émotionnelle ou psycho-symbolique, encore appelée décodage dentaire.

 

La dentisterie holistique accorde une place de choix aux médecines de terrain que sont l’homéopathie, l’acupuncture, l’ostéopathie, la naturopathie, l’aromathérapie, la médecine quantique.

 

Attention : la dentisterie holistique exclut toute pratique systématique comme l'extraction des dents dévitalisées ainsi que l'explique l'article DENTS DÉVITALISÉES  : FAUT-IL LES EXTRAIRE ?

 

Retrouvez des sujets complémentaires sur la dentisterie holistique sur le site Holodent.

Dernier article paru sur Holodent:des téléphones portables recyclés en amalgames dentaires


NOUVEAU : Les rubriques du Pratikadent peuvent être consultées sous forme d'extraits sur le site des éditions Luigi Castelli, à partir de la fiche du PRATIKADENT ou directement ci-dessous.

pratikadent, dictionnaire holistique des atteintes dentaires et de la biocompatibilité des soinsRubriques en ligne
Abcès apical
Abcès sur dent de sagesse
Acidité de la salive
Adolescent, adulte jeune
Agénésie
Aliment coincé entre les dents
Allergie
Anesthésie générale
Anesthésie locale
Aphte
ATM, articulation des mâchoires
Autotransplantation
Bactéries
Blanchiment
Bouche
Bridge
Brossage : brosse à dents
Brossage : compléments
Brossage : dentifrice
Brossage : technique
Déchaussement
Décodage
Électrogalvanisme
Grincements de dents ou bruxisme dynamique
Implant
Implant/Se décider
Mastication
Plombage
Plombage-dangers
Plombage-dépose


SOMMAIRE DES ARTICLES

Cliquez sur suite

 (Suite)

Mercure : comment il détruit le cerveau, même à faibles concentrations

mercure interdit : réponse des dentistes
 
 
Il est établi depuis longtemps que le mercure s'échappe des obturations métalliques appelées amalgames dentaires ou plombages. On pensait (ou on voulait croire) cependant jusqu'ici que les quantités de mercure libérées étaient trop faibles pour induire des problèmes de santé.

 
"Les doses de mercure libérées dans l'organisme par les amalgames dentaires sont […] très en deçà des seuils auxquels des effets toxiques pourraient être observés" affirmait récemment Roselyne Bachelot, ministre de la santé, en réponse à la question d'un sénateur.

Des travaux menés par des chercheurs de l'université de Calgary montrent que le mercure est capable de détruire la cellule nerveuse et ce, même à faibles concentrations. Une vidéo mise en ligne sur le site de l'université le montre d'une manière indiscutable. La vidéo est accompagnée d'une voix off en anglais. Mais pour ceux qui ne parlent pas l'anglais, les images, suffisamment éloquentes, se passent de commentaire.

Cette vidéo et ce qu'elle implique en terme de santé publique devraient inciter les autorités sanitaires à revoir leur politique concernant l'emploi du mercure en dentisterie. C'est déjà ce qui passe aux États-Unis où la FDA vient de reconnaître la neurotoxicité du mercure.

De son côté, l'État français persiste à nier tout risque.

En savoir plus et voir la vidéo : site Holodent.
 
 

L'ail contre le mal de dent, un remède naturel mais brûlant

ail, remède ancestral mal de dent
 
Dans la tradition populaire, l'ail ne fait pas que repousser les vampires, il est aussi réputé soulager les douleurs dentaires. Au Moyen-âge, en raison de ses propriétés vermifuges, l'ail est utilisé pour tuer le ver responsable, croit-on alors, du mal de dent. Ambroise Paré recommande de placer sur la dent douloureuse une gousse d'ail préalablement cuite sous les cendres.

 
100% naturel mais pas 100% anodin

D'après une étude* très sérieuse, aujourd'hui encore, certains patients recourent à l'ail pour calmer des douleurs dentaires. Une partie de la gousse est placée sur la gencive, en regard de la dent algique et laissée ainsi contre la joue toute la nuit. Au réveil, ce n'est pas le soulagement espéré qui attend le patient mais une nouvelle douleur, provoquée cette fois par le contact prolongé de la gousse qui a brûlé la muqueuse.

En conclusion, si certains remèdes ancestraux ont du bon, mieux vaut réserver l'ail à d'autres usages que celui de cataplasme dentaire.

Le meilleur moyen d'éviter d'en arriver à cette extrémité est de consulter régulièrement son dentiste et de s'y précipiter dès les premiers symptômes douloureux.

Pour ceux qui ont peur du dentiste

La peur empêche trop souvent de consulter à temps quand la douleur n'est que mineure et le problème facile à traiter. On tergiverse alors, on recourt à divers remèdes ou recettes miracle en espérant éviter l'échéance fatale.
 
Aujourd'hui, la peur ne doit plus être un obstacle à consulter un dentiste. Des thérapies efficaces comme l'hypnose ou la thérapie EMDR existent et ont fait leur preuve dans le traitement des phobies, dentaires en particulier: phobie des soins dentaires et EMDR (article sur le site Holodent).
En fin d'article: une liste de professionnels spécialisés dans le traitement des phobies dentaires.
 
À Noter : en Suisse existent des dentistes pratiquant l'hypnose. Ils sont répertoriés sur le site Holodent : trouver un bon dentiste (cliquer sur Dentistes-adresses web et aller à la page Dentistes à l'étranger)
 
Il serait dommage de s'en priver et de s'infliger des douleurs supplémentaires en recourant à des remèdes inadaptés.
 
 
* Bagga et coll. Garlic burn as self-inflicted mucosal injury A case report and review of the literature. Quintessence International. Juin 2008, Volume 39 n° 6.
 
 
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Les tarifs de votre dentiste sur le site de la CNAM

Sur internet, tout se sait. La Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM) vient de franchir un pas de plus dans le sens de la transparence en décidant de rendre publics les tarifs de tout dentiste ou orthodontiste, le votre ou celui que vous projetez de consulter.
 
Ces informations qui incluent également les médecins et les professions paramédicales (orthophonistes, kinésithérapeute, sage-femme, podologue, etc.) sont accessibles par le site de la CNAM à partir d'un formulaire qu'il suffit de remplir.
 
La CNAM promet de donner les tarifs des soins courants dont les honoraires sont fixes (soin de carie, extraction…) et de ceux pouvant faire l'objet d'un dépassement (couronnes, orthodontie…).

Pour autant, peut-on considérer que le montant des honoraires est à lui seul un critère pertinent dans le choix d'un dentiste ou d'un orthodontiste ? Certes non car d'autres critères doivent être pris en compte avant de décider de qui va s'occuper de votre bouche.

En voir plus : site Holodent.
 
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Trouver un bon dentiste en s'aidant d'internet

Trouver un bon dentiste n'a rien d'évident. La diffusion de listes de dentistes se réclammant d'une spécialisation, comme l'énergétique ou la dentisterie holistique, est interdite par le Conseil de l'Ordre. Hormis le bouche à oreille, internet offre d'intéressantes possibilités, à condition de savoir trier !
 
De nombreux dentistes créent aujourd'hui leur site afin de présenter leur activité et leur cabinet. Prendre le temps de les parcourir, en lisant parfois entre les lignes, permet de recueillir des informations et, pourquoi pas, de trouver la perle rare.

 

 

Les sites des cabinets sont répertoriés sur le site Holodent et accessibles par la page :

comment s'aider d'internet pour trouver un bon dentiste.

 


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dentisterie holistique - accueil (Suite)

Huile de sésame et hygiène bucco-dentaire: une efficacité prouvée

Les nombreuses pratiques ancestrales des médecines traditionnelles sont regardées avec condescendance par la médecine moderne officielle. Jusqu'au jour où des études cliniques permettent d'en valider l'efficacité. C'est le cas d'innombrables substances issues du règne végétal, intuitivement employées depuis des millénaires pour guérir ou soulager des troubles ou maladies parfois gravissimes. Les pharmacopées des médecines traditionnelles chinoise et indienne en sont particulièrement riches.
 
 
Originaire d'Afrique australe et tropicale, le sésame est l'une des plus anciennes plantes cultivées dont on tire une huile destinée à être consommée. Cette petite graine dorée en forme de losange peut être consommée nature ou grillée selon que l'on préfère un goût plus ou moins prononcé.
 
 
Depuis des millénaires, la médecine ayurvédique utilise l'huile tirée du sésame dans des soins spécifiques pour le corps (massages, soins apaisants et régénérants) et aussi pour la bouche. Appliquée sur les dents en badigeons ou en rinçages, l'huile de sésame préviendrait caries, problèmes de déchaussement et gerçures des lèvres. Employée en applications quotidiennes pour lutter contre les problèmes de déchaussement, le remède ferait paraît-il merveille, y compris dans des cas avancés de déchaussement.
 
Une étude récente parue dans un journal indien confirme l'efficacité de l'huile de sésame en applications quotidiennes pour améliorer la santé bucco-dentaire. L'huile de sésame s'avère aussi efficace qu'un bain de bouche contenant un antibactérien synthétique, sans en avoir les effets secondaires (risques de brûlures et de colorations à long terme).
 
Pour plus de détails sur cette étude, voire l'article complet sur le site Holodent.
 
 
 

Votre bouche est-elle une poubelle ?

Dans un précédent article, la bouche zone de non droit, nous dénoncions les règles très différentes qui s'appliquent à la dentisterie et au reste du corps dans des domaines aussi variés que la bijouterie (nickel), la médecine (composition des spécialités) et la pharmacie (formol et dérivés).

 

Dans la même veine, on peut se demander si la bouche est une poubelle où recycler n'importe quels matériels et matériaux usagés.

 

téléphones portables recyclés en amalgames dentaires

Des portables dans votre bouche ?

 

Après les bagues d'orthodontie, cette fois ce sont les téléphones portables hors d'usage qui sont appelés à être recyclés.

Afin que les métaux lourds qu'ils contiennent ne contaminent pas l'environnement, les fabricants envisagent sérieusement de les récupérer afin d'en faire des bouilloires, des bancs publics, des saxophones et même … des amalgames dentaires !

 

 
C'est une étrange vision de l'écologie qui consiste à mettre en bouche des matériaux dangereux pour l'environnement. Qui pourra croire que ce qui nuit à la terre est inoffensif pour l'être humain ?

 

Lire l'intégralité de l'article sur le site Holodent.

 

Tout savoir sur la toxicité des amalgames dentaires ou plombages, lire les rubriques du Pratikadent (extraits disponibles sur le site des éditions Luigi Castelli):

Plombage
Plombage-dangers
Plombage-dépose
 
 
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Amalgames dentaires: des médecins bien briefés

plombages ou amalgames dentaires au mercureEn février 2008, les dentistes français recevaient une mise au point concernant l'amalgame dentaire  à travers un article publié par un journal syndical dentaire (lire le résumé de l'article et sa critique sur le site des éditions Luigi Castelli). L'article au ton caustique fustigeait la décision de la Norvège d'interdire ce matériau à compter du premier janvier 2008. L'article se voulait à la fois une critique cinglante de la décision norvégienne et une mise au point sans appel à l'adresse des dentistes français: l'amalgame n'est pas toxique et il n'est pas question de s'en passer.

Aujourd'hui la mise au point s'adresse aux médecins. "Amalgames dentaires: peu de risques prouvés mais des incertitudes persistent" titre le journal médical "Prescrire" dans sa une du mois de mai*. Concernant un possible lien entre l’exposition chronique à de faibles doses de mercure provenant des amalgames dentaires et la survenue de pathologies générales l'article concède que "certaines observations cliniques sont troublantes" mais que "mais les études épidémiologiques ne montrent pas d’effet majeur à l’échelle de la population générale". L'article, qui ne mentionne pas la récente interdiction de la Norvège, se contente de citer en exemple la Suède qui limite l'utilisation des amalgames, sans préciser qu'elle les a interdit depuis avril 2008 (comme nous nous en faisions l'écho sur ce blog). Aucune mention n'est faire du rapport du comité scientifique européen mandaté par Bruxelles pour statuer sur l'avenir du mercure en dentisterie, rapport pourtant en faveur de l'amalgame dentaire.

 
"L’évaluation de la balance bénéfices-risques des matériaux d’obturation dentaire alternatifs est insuffisante pour permettre de choisir facilement entre ces matériaux et les amalgames au mercure" conclut l'article. Bref, rien de nouveau dans cette mise au point on ne peut plus consensuelle qu'on pourrait résumer ainsi: "on a pas de preuve formelle que l'amalgame soit toxique et comme on a rien de mieux à proposer, continuons à le poser".

Dans ces conditions, convaincre les médecins d'une intoxication chronique au mercure risque d'être difficile, voire impossible. Plutôt que de proposer une détoxication, seule réponse intelligente à une pathologie aux métaux lourds, il est à craindre que votre médecin vous prescrive des anti-dépresseurs ou toute autre médication symptomatique sans rapport avec la cause réelle de vos problèmes, et, si vous insistez, vous oriente gentiment vers le service psychiatrique le plus proche.
 

Rien de nouveau donc sous le soleil. Médecine et dentisterie conventionnelles avancent main dans la main dans le déni le plus complet d'un risque sanitaire majeur: l'intoxication chronique au mercure et aux métaux lourds d'origine dentaire.
 
* Voir la Une de la revue prescrire à cette adresse: http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierAmalgames.php
 
Pourtant, des alternatives valables à l'amalgame dentaire existent. À condition d'être judicieusement choisies et réalisées par un praticien compétent, ces restaurations peuvent donner à long terme d'excellents résultats.
 
Attention: pas de dépose intempestive des amalgames dentaire qui libère des quantités accrues de mercure et de divers métaux.
 
Avant de prendre toute décision et de faire remplacer ses vieux amalgames, lire dans le Pratikadent:
 
 
 
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Journée mondiale sans tabac : vos dents vous disent merci

 
méfaits tabac dents
 
On parle beaucoup et à juste titre des méfaits du
tabagisme sur l'état de santé général.
La journée mondiale sans tabac est l'occasion de rappeler les
nombreux méfaits du tabac sur la santé bucco-dentaire.

 
 
 
 
 
On associe spontanément tabagisme avec mauvaise haleine et dents jaunes. Hélas, les ravages du tabac sur notre état dentaire ne s'arrêtent pas à l'esthétique.
 
La pathologie la plus grave induite par le tabac sur la sphère buccale est sans nul doute la cancérisation d'une partie de la cavité buccale. Plancher de la bouche et langue sont les cancers les plus fréquemment induits par le tabac, l'habitude de chiquer conduisant à des ravages plus grands encore.

Les méfaits du tabac sur les dents et l'os qui les supporte favorisent une série de problèmes qui vont du déchaussement au rejet d'implant en passant par un risque accru de devoir subir une dévitalisation (probablement l'acte de chirurgie dentaire le plus redouté).
 
Enfin, les parents qui fument doivent savoir qu'ils exposent leurs enfants à un risque accru de développer des caries.

En savoir plus sur l'impact du tabac sur la sphère buccale : site Holodent.
 
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La dent de sagesse en voie de disparition !

germe dent de sagesse disparition
 
La biodiversité ne concerne pas que les espèces en péril. Celle de nos dents est menacée par les extractions systématiques des dents de sagesse. Il est temps de dire stop à des pratiques arbitraires et non médicalement justifiées car on aurait tort de sous-estimer l'importance de la dent de sagesse, atout majeur de notre santé dentaire autant que générale.
 
 
 
Une dent menacée

La dent de sagesse est-elle amenée à disparaître de nos mâchoires de civilisé ? C'est à craindre mais pas pour les raisons d'évolution génétique de l'espèce trop souvent invoquées. Si la dent de sagesse tend à disparaître, c'est parce qu'elle est aujourd'hui systématiquement traquée par le scalpel du chirurgien et ce, dès l'âge de douze ans, alors que la dent, au stade de germe, n'est que partiellement développée et que prédire son évolution est impossible.
Devant ce massacre programmé, généralement sous anesthésie générale (qui permet de retirer en une fois les quatre dents de sagesse pour des raisons de rentabilité), des voix s'élèvent aujourd'hui pour dénoncer le caractère excessif des extractions systématiques. "La dent de sagesse est aussi importante que les autres dents. Son extraction ne doit pas devenir systématique et répond à des situations cliniques précises" a cru bon de préciser un représentant de l'Association Dentaire Française lors de son congrès de 2006.

 
 
Un capital précieux

La dent de sagesse représente un capital précieux qu'il est imprudent de dilapider par des extractions dites préventives, non médicalement justifiées. En premier lieu, c'est un capital dentaire, puisque la dent de sagesse est une dent comme une autre et qu'elle est, il faut le souligner, correctement en place chez près de la moitié des jeunes adules. La dent de sagesse a pour vocation d'être une dent de remplacement, une sorte de "dent de secours" qu'il est fort utile d'avoir lorsque les premières molaires sont extraites, ce qui est hélas fréquent. La dent de sagesse peut servir d'implant naturel et être auto-transplantée à la place de la première ou de la seconde molaire défaillante. Ensuite, la dent de sagesse est un capital cellulaire d'une grande valeur puisque son germe représente une source de cellules souches qui, grâce aux progrès de la thérapie cellulaire, permettront demain de régénérer des organes et de soigner des maladies dégénératives aujourd'hui incurables (maladies héréditaires, maladies de Parkingson, Alzheimer, sclérose en plaque, cancer etc.).

 
Stop au gâchis

Faudra-t-il inscrire la dent de sagesse au patrimoine mondial de l'humanité pour qu'on prenne enfin conscience de la nécessité de préserver cette dent précieuse entre toutes ? La plupart des raisons invoquées aujourd'hui pour l'extraire sont injustifiées. Contrairement à l'idée largement répandue, la dent de sagesse ne bouscule pas les autres dents au moment de son éruption et n'est pour rien dans les récidives de traitements d'orthodontie. Ces récidives, hélas fréquentes, sont imputables à d'autres causes, dont la principale est l'âge trop tardif des traitements comme expliqué en détails dans Orthodontie, halte au massacre. Il est donc grand temps de revenir à plus de modération concernant l'extraction des dents de sagesse qui ne doit intervenir qu'en cas de problème médical avéré (infection, lésion de la dent voisine) et en aucun cas anticiper un problème hypothétique dont on ignore s'il surviendra jamais. Il est d'autant plus souhaitable de modérer les extractions chirurgicales qu'elles ne sont pas sans risques, le plus invalidant étant la paralysie de la lèvre causée par la section du nerf de la mâchoire lors de l'intervention. Même si le patient peut prétendre à une indemnisation accordée par la justice dans ce cas, le préjudice est trop grave pour qu'on prenne ce risque à la légère. Souhaitons que les pratiques changent avant que les dents de sagesse éradiquées à outrance ne nous fassent demain cruellement défaut.
 
Pour connaître les cas où l'extraction de la dent de sagesse est indiquée, voir le Pratikadent, rubrique dent de sagesse (fiche du livre sur le site des éditions Luigi Castelli).
 
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