Implant et électrogalvanisme buccal
L'implantologie est une technique qui tend à se banaliser de plus en plus. Poser un implant n'est plus le fait de quelques spécialistes mais devient un acte de dentisterie courante. Bien que restant coûteux, l'implant devient accessible au plus grand nombre.Spécialistes et laboratoires sont unanimes pour nous présenter le titane comme le matériau idéal, parfaitement neutre et accepté par le corps grâce à l'ostéo-intégration découverte par Brännemark dans les années 70.
Réactivité du titane
Pourtant, en dépit de ces allégations, des études* montrent que le titane, comme tout métal, se corrode en bouche au contact de la salive et produit des micro-courants électriques appelés électrogalvanisme buccal. Ces phénomènes électriques se produisent lorsque le titane coexiste en bouche avec d'autres métaux, en particulier avec des amalgames dentaires ou plombages, et également avec les alliages précieux ou non précieux employés pour réaliser couronnes et bridges.
* Bibliographie à consulter sur le site des éditions Luigi Castelli: Pratikadent, électrogalvanisme
Ceci n'a rien d'étonnant. En effet, quand on examine l'échelle de réactivité des métaux employés en dentisterie, on voit que le titane est situé très haut sur cette échelle. Ainsi le titane entre inévitablement en réaction électro-chimique avec tout métal situé en dessous de lui sur l'échelle. Sur l'échelle, plus la distance qui sépare le titane d'un autre métal est grande, plus l'intensité du courant électrique produit est importante. D'après cette échelle, faire coexister en bouche de l'or et du titane, comme c'est fréquemment le cas, génère l'intensité électrique la plus forte.Les spécialistes nient ce phénomène ou le minimisent et assurent que les implants ne génèrent aucun effet secondaire. Et pourtant, de plus en plus de cas d'hypersensibilité à l'électricité* apparaissent, des patients décrivent des symptômes inquiétants après la pose d'implants, des symptômes niés ou attribués au psychisme (que l'on invoque volontiers quand ça arrange). À titre d'exemple, voici le cas de Mireille dont la vie a basculé après qu'elle se soit fait poser une couronne sur un implant.
Lorsque Mireille se fracture une molaire en croquant sur un noyau, elle n'imagine pas que c'est le début d'un long calvaire. Fendue en deux, la molaire ne peut être sauvée et doit être extraite. Les deux dents adjacentes étant saines, le dentiste propose un implant, solution la moins mutilante dans ce cas (le bridge oblige à tailler et donc à abîmer les dents voisines support du bridge). L'implant est posé en mars et laissé en attente de cicatrisation pendant six mois. Fin septembre, l'implant est mis en fonction, une couronne céramique est posée. Dans les heures qui suivent, Mireille ressent les premiers symptômes qui ne feront que s'amplifier ensuite : tremblements des membres, agitation, anxiété, sueurs nocturnes, contractions spontanées des muscles des lèvres et des paupières, sensations de vertige, impression d'être vidée de son énergie. La fatigue de Mireille est telle qu'elle doit se mettre en arrêt de maladie. Elle est déprimée, ne dort plus et par moments tient à peine debout. De multiples examens sont pratiqués par son médecin généraliste, puis par des spécialistes, en pure perte. Mireille n'a rien, "c'est dans la tête, madame", est l'unique réponse à ses plaintes.
Il faut plusieurs semaines à Mireille pour faire le lien avec la pose de la prothèse sur implant: effectivement, l'apparition des symptômes coïncide avec la pose de la couronne. Mireille cherche, s'informe. À force d'insister, elle obtient de son dentiste la composition exacte du montage réalisé sur l'implant. Le faux moignon est dans un alliage semi-précieux type or blanc, fixé sur l'implant par une vis en or et la couronne en céramique est montée sur une chape en or jaune. Au total, pas moins de trois alliages différents coexistent dans cette prothèse en plus de l'alliage en titane de l'implant. Cela fait beaucoup. D'autant qu'à cela il faut ajouter les quatre plombages que Mireille porte en bouche, plus une autre couronne réalisée, il y a longtemps par un autre dentiste, dans un alliage à base de nickel encore différent. L'introduction du titane dans ce cocktail détonnant a, semble-t-il, été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, perturbant un équilibre précaire, déjà menacé par de nombreuses obturations métalliques.
Les mesures pratiquée avec l'appareil de Morathérapie montrent un galvanisme de 400 mv sur l'implant, alors que les plombages ne dépassent pas les 100 mv (100 mv est considéré comme la limite supérieure à ne pas dépasser). D'évidence, la coexistence de trois alliages différents sur l'implant (titane, or jaune de la vis et or blanc du pilier) ont fait de l'implant une véritable antenne électrique implantée dans l'os qui est lui-même conducteur de l'électricité. Il en résulte des circuits électriques parasites qui perturbent le fonctionnement nerveux, expliquant les contractions musculaires, les tremblements, l'agitation excessive décrits par Mireille. Ces courants électriques ont également une incidence sur le biomagnétisme humain. L'antenne électrique qu'est l'implant vide le corps de son énergie ou à certains moments crée des surtensions, expliquant la fatigue intense et en même temps l'agitation nerveuse.
Précautions
Il est absolument nécessaire de tenir compte des propriétés conductrices de l'implant en titane et de s'abstenir de le poser dans une bouche contenant d'autres métaux, amalgames en particulier. Chaque fois que possible, il est préférable de recourir à un implant en zircone, céramique de très haute résistance qui ne présente pas de risque de galvanisme.
Complément d'information
Voir la rubrique Implant du Pratikadent dont un extrait peut être consulté en ligne sur le site des éditions Luigi Castelli.
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07 Mars 2008 à 09:00 dans
- Général


