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Dentisterie Holistique

Plombage au mercure : la France contre-attaque

Rappel des faits

Dès 2005, Le parlement dans le cadre d'une stratégie communautaire sur le mercure, décide le contrôle et le traitement des déchets d'amalgame dentaire et prévoit de limiter l'utilisation du mercure dans les amalgames dentaires*. Cette stratégie sur le mercure se traduit par l'interdiction des thermomètres au mercure mi-2007. Mais il faut attendre fin 2007 pour que l'avenir du mercure en dentisterie soit débattu au parlement européen. Au même moment intervient un événement important, pourtant occulté par les médias : la Norvège décide de bannir le mercure, ainsi que tout matériau en contenant, dont l'amalgame au mercure. HOLODENT fut l'un des rares sites à relayer l'information. L'annonce, faite le 21 décembre 2007 par le ministre norvégien de l'Environnement, était un signe explicite en direction de l'Union Européenne pour qu'elle abandonne l'amalgame au mercure, comme le réclament depuis longtemps les pays du nord de l'Europe où l'usage du mercure est déjà restreint (la Suède ne les rembourse plus depuis 1999).


Résistance française

Mais la France, qui continue de défendre le plombage, n'entend pas renoncer à un matériau qui, aux dires de ses instances officielles, présente plus d'avantages que d'inconvénients. Récemment, le Conseil National de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes s'émouvait de ce que les pressions exercées par les pays nordiques (suspectés de recevoir l'appui des fabricants de composites!) étaient proches d'aboutir à la suppression de l'amalgame dentaire. C'était compter sans la contre-attaque des pouvoirs publics français auprès de la Commission européenne. Pour éviter une décision communautaire en faveur du retrait de l'amalgame dentaire, la France se dit prête à donner des garanties en matière de filtration et de récupération des déchets d'amalgames. Les cabinets dentaires ont depuis avril 2001 obligation d'être équipés d'un récupérateur d'amalgame. Les normes de traçabilité des déchets d'amalgame pourrait être durcies afin de rassurer Bruxelles, en échange de quoi l'amalgame continuerait d'être employé. De son côté, un journal professionnel vient de faire paraître un article fustigant la décision de la Norvège, déniant toute pollution ou intoxication par le mercure des plombages et vantant les nombreuses qualités de ce matériau vieux de 150 ans. Lire à ce sujet: Interdiction du plombage en Norvège, les dentistes ripostent (sur le site des éditions luigi Castelli).


Déni environnemental

le mercure pollue l'environnementLa commission européenne se satisfera-t-elle d'une telle promesse, sachant que les rejets d'amalgame par les cabinets dentaires ne sont pas, loin s'en faut, les seules sources de contamination par le mercure dentaire ? En effet la crémation qui vaporise des quantités importantes de mercure directement dans l'atmosphère et la décomposition naturelle des cadavres sont des sources de contamination mercurielles dans l'environnement. Comme le rappelait le ministre norvégien de l'Environnement, le mercure est un polluant majeur des écosystèmes. Les 100 tonnes de mercure posées dans la bouche des Français représente un risque écologique qui n'est jusqu'à présent aucunement pris en compte par la France. Lire à ce sujet: ENJEUX ÉCOLOGIQUES DU PLOMBAGE AU MERCURE. 


Amalgame en sursis

On l'aura compris, face au lobying des instances professionnelles et sanitaires françaises, une initiative comme l'Appel du Luxembourg, pétition pour l'interdiction du plombage au mercure, lancée par l'AKUT en novembre dernier, dont Holodent s'était fait l'écho, ne pèse pas lourd. Les pressions françaises (appuyées par les fabricants d'amalgames ?) peuvent-elles faire fléchir la Commission européenne ? C'est à craindre car il semble que bon nombre de pays ne soient pas prêts à renoncer à un matériau aussi économiquement avantageux. À l'heure où les caisses de l'État français sont vides, il serait évidemment mal venu de renoncer à un matériau bon marché, quitte par ailleurs à engloutir 1,6 milliards d'euros dans un plan Alzheimer, maladie dont un facteur étiologique (officiellement non reconnu) pourrait être l'amalgame dentaire**. Mais c'est une autre histoire…

* Source: rapport sur la stratégie communautaire sur le mercure, 2005/2050 INI
 
* Le rôle des métaux dentaires et de l'amalgame dentaire dans l'étiologie de la maladie d'Alzheimer est détaillé dans LE PRATIKADENT, dictionnaire holistique des atteintes dentaires et de la biocompatibilité des matériaux dentaires.
 
Crédit photosDIDIER VEREECK - © GALERIE ARANA
 
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Hypnose et peur du dentiste

La peur du dentiste concerne tout le monde, ou presque. Si une majorité de personnes finit par prendre rendez-vous, la peur retarde l'échéance des soins et complique souvent ceux-ci. Ainsi, une carie qui aurait pu être traitée en une séance au stade débutant, nécessitera plusieurs séances après quelques mois d'attente. La dent devra être dévitalisée, couronnée et parfois même sera perdue. Pour 11% de la population se rendre chez un chirurgien-dentiste relève de l'insurmontable. Cette fraction de la population n'accède jamais aux soins dentaires, la peur représentant une barrière infranchissable. C'est un lourd handicap puisque les dents s'abîment alors inexorablement avec leur cortège d'effets secondaires sur la qualité de vie, la posture, la santé.

De la peur à la phobie
Lorsqu'une peur est intense et ne peut être raisonnée, on parle de phobie. La peur intense qui caractérise la phobie s'assimile à une espèce d'allergie. En effet, on peut comparer la peur à une sorte de mécanisme immunitaire. De même que les défenses immunitaires ont pour fonction de nous défendre contre des dangers biologiques, qu'ils soient externes (microbes, virus) ou internes (cellules anormales), de même nos peurs ont une fonction protectrice. Nos peurs normales peuvent donc être comparées à un système immunitaire de détection des dangers potentiels qui nous menacent. Ainsi, il est naturel de ressentir de la peur dans des situations qui présentent un danger réel, peur de marcher au bord d'une falaise et de tomber dans le vide par exemple. Les peurs phobiques ressemblent à des allergies, comparable à ce que l'on appelle un choc anaphylactique. La phobie s'assimile à une flambée de peur aussi explosive et brutale que peut l'être une réaction allergique violente.


Les racines de la phobie
Elles sont multiples car chaque cas est différent. Très souvent, il s'agit d'un soin dentaire ou médical qui s'est déroulé dans de mauvaises conditions et a imprimé une mémoire de peur dans l'inconscient de la personne. Cependant, les phobies des soins dentaires peuvent avoir d'autres origines. Ainsi cette jeune fille ressent sur le fauteuil du dentiste une peur disproportionnée, sans rapport avec les soins bénins qui lui sont proposés. Or, il s'avère qu'elle vit une situation de deuil par rapport à son père décédé récemment des suites d'un cancer. Elle pleure quand elle pense à lui. Elle le revoit sur son lit d'hôpital et l'image des seringues à côté de lui resurgit automatiquement. Ainsi, quand du fauteuil dentaire, elle aperçoit la seringue anesthésique, son inconscient lui renvoie l'image des seringues que sa mémoire a douloureusement imprimée et c'est une douleur insupportable qui est réactivée. Cette autre patiente ne peut se résoudre à engager des soins car elle ne supporte pas l'odeur régnant dans un cabinet dentaire et le goût laissé par l'anesthésie, anesthésie que paradoxalement elle ne craint pas.

L'hypnose thérapeutique
Le point commun de tous ces cas est qu'ils peuvent être relativement facilement résolus par l'hypnose, parfois en une seule séance. L'hypnose permet de pactiser avec son propre inconscient et d'y puiser les ressources nécessaires pour surmonter la peur. À l’aide de visualisations, de métaphores et de relaxation progressive, la séance conduit la personne à désactiver la charge émotionnelle liée au vécu à l'origine de la phobie, puis à anticiper le déroulement des soins de manière confiante et sereine. La détente ressentie, ainsi que la participation active du patient par l’expérience en état hypnotique et l’apprentissage du lâcher prise l'aident à trouver les ressources nécessaires pour diminuer sa peur de la douleur, de l’anesthésie ou tout simplement sa peur d’aller consulter. En outre, grâce à des outils complémentaires tels que la PNL, il est possible de créer sous hypnose un ancrage pour que le patient devienne autonome face à un épisode normalement douloureux ou stressant.


Bénéfices secondaires
Premier bénéfice, la personne accède aux soins et préserve ainsi son précieux capital dentaire. Autre effet positif, elle prend conscience et expérimente grâce à l'hypnose qu’elle possède un certain pouvoir sur ses émotions et ses sensations corporelles. La personne ressort grandie de l'expérience avec une confiance et une estime de soi renforcée. Enfin, l'hypnose permet parfois d'apaiser spontanément des douleurs dentaires psychogènes (c'est à dire d'origine psychique, comme exliqué dans l'article DENTS DÉVITALISÉES DOULOUREUSES OU HYPERSENSIBLES), la séance ayant permis, sans que ce soit l'objet de la consultation, de faire des prises de conscience, de libérer des émotions, de résoudre des conflits. Lire à ce sujet le remarquable témoignage d'un hypnothérapeute à propos de douleurs dentaires psychogènes résolues grâce à l'hypnose : QUAND LA DENT PARLE, sur le site Holodent.

L'hypnose se révèle donc un outil précieux en dentisterie holistique. Il serait dommage de s'en priver. Certains dentistes, surtout en Suisse (voir la liste des SITES DE CABINETS DENTAIRES), sont formés à l'hypnose. On peut aussi recourir à un hypnothérapeute, avant ou en accompagnement des soins dentaires: consulter la liste d'hypnothérapeutes intervenant dans le domaine dentaire sur la page "Thérapeutes" du site HOLODENT.
 
 
 
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