DENTS DÉVITALISÉES douloureuses ou hypersensibles
Privée de l’élément vivant qu’est la pulpe ou nerf, une dent dévitalisée est en principe dépourvue de sensibilité. Il n’est pas rare cependant, qu’une telle dent continue d’être douloureuse, spontanément ou à la mastication, au point de représenter parfois un véritable handicap.
Causes objectives de la douleur
La douleur est causée par l’inflammation. L’afflux de sang dans la zone qui entoure la racine, incompressible parce qu’il s’agit de tissu osseux, cause des douleurs de type pulsatiles. L’inflammation a différentes origines:
- Mécanique
Le passage des instruments qui sectionnent le nerf au moment de la dévitalisation causent une irritation qui perdure plus ou moins longtemps. Il est donc normal de ressentir des douleurs dans les jours qui suivent l’intervention.
- Chimique
Les produits employés pour désinfecter les racines, pendant la séance ou en pansement entre deux séances sont souvent irritants, surtout s’ils contiennent du FORMALDHÉHYDE. La pâte placée dans les racines pour remplacer le nerf peut également contenir des composés irritants qui contribuent à entretenir l’inflammation, surtout si la personne y est allergique (FORMALDHÉHYDE, iode, etc.). La pâte qui déborde éventuellement de la racine contribue à entretenir l’inflammation. La flèche rouge montre un dépassement de pâte qui a fusé dans l'os au-delà de la racine (amas blanc)
Causes subjectives de la douleur
Beaucoup de réactions douloureuses sont dites psychogènes, c’est à dire qu’elles ont pour origine un blocage émotionnel qui génère la douleur ou contribue à l’entretenir. Une dent dévitalisée hypersensible cache une violente colère qui, non reconnue, s’exprime ainsi. De même que le visage s’empourpre quand on se met en colère, de même une émotion forte génère un afflux de sang au niveau de la dent en rapport avec la facette de soi concernée. La douleur perdure aussi longtemps que l’émotion sous-jacente n’est pas reconnue et libérée.
Traitement
Il passe par la supression des causes physiques et psychiques.
En cas de pâte contenant des composés irritants (demander la composition exacte à son dentiste), il est nécessaire de retraiter la racine pour évacuer toute trace de pâte. Une intervention chirurgicale (résection apicale) est parfois nécessaire pour retirer l’excédent de pâte qui a fusé dans l’os.
En l’absence de toute cause objective, il faut travailler sur le nœud émotionnel. Le sens de la dent et le cadran où elle se situe permettent de cerner la problématique émotionnelle qui s’enracine dans l’enfance et se joue par rapport à l’un des parents. Il faudra alors reconnaître l’émotion refoulée et la verbaliser pour que la dent n’ait plus besoin de l’exprimer à notre place. Pour mener à bien ce travail, LANGAGE DES DENTS, L'ESSENTIEL (présenté sur le site des Éditions Luigi Castelli) est un outil particulièrement utile. Une aide psychothérapeutique peut se réléver utile. Il est possible de recourir à l'hypnose. "Une de mes patientes s'est débarassée d'une douleur dentaire lancinante en allant rechercher les causes émotionnelles de sa phobie du dentiste" témoigne un hypnothérapeute. Une liste d'hypnothérapeutes proposant un travail ciblé se trouve sur le site HOLODENT.
Attention: il serait vain d’extraire la dent car l’expérience montre que les douleurs se reportent alors sur les dents voisines. D'autre part, une DENT DÉVITALISÉE doit être conservée dans la mesure du possible.
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02 Décembre 2007 à 19:10 dans
- Général


