DENTS DÉVITALISÉES: faut-il les extraire ?
Pendant des siècles on a arraché les dents faute de pouvoir les soigner. Aujourd’hui, au nom d'une certaine vision de la dentisterie holistique, certains prônent l’extraction systématique des dents dévitalisées, preuve que le caractère irremplaçable et précieux de l’organe dentaire n’est toujours pas ancré dans les consciences.Une dent morte ?
L’argument majeur des arracheurs modernes est qu’une dent dévitalisée est un organe mort. Or ce n’est que partiellement vrai. Certes, une dent dévitalisée a été amputée de son noyau vital, appelé pulpe ou nerf, remplacé par une pâte médicamenteuse introduite dans les canaux nettoyés et désinfectés. Cependant, une dent dévitalisée garde une partie de sa sensibilité tactile grâce au ligament, organe vivant, richement innervé qui attache solidement la racine à l’os. C’est grâce au ligament que la dent n’est pas expulsée spontanément du corps comme elle devrait l’être si elle était un corps totalement mort (a contrario, certaines dents, elles bien vivantes, sont rejetées spontanément au cours du processus de déchaussement).
Toxines bactériennes
Le second argument est qu’une dent dévitalisée serait un réservoir de bactéries qui sécrètent des toxines préjudiciables à la santé. Certes, la dévitalisation n’est jamais parfaite, des matières organiques résiduelles sont colonisées par les bactéries provenant de la cavité buccale. Cependant, quel est le poids réel des toxines bactériennes dans la balance énergétique globale et est-ce ces toxines-là que la dentisterie énergétique doit éliminer en priorité ? Le bon sens veut qu’on prenne d’abord d’autres mesures de santé avant d’extraire un organe irremplaçable qui rend par ailleurs des services inestimables (mastication, calage des mâchoires par l’occlusion, stabilisation posturale, mémorisation spatiale, croissance des mâchoires chez l’enfant, etc.).
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28 Novembre 2007 à 15:59 dans
- Général


André prend donc rendez-vous. Pourtant, perdre une dent supplémentaire, même de sagesse (ou justement de sagesse !) le chagrine. Sans réfléchir, il décide de prendre l’avis d’un autre dentiste (sans lui dire que son confrère a préconisé l’extraction). On ne sait jamais…
En effet, privée d’antagoniste par l’extraction, la dent de sagesse du haut se serait égressée par le phénomène de poussée continue avec pour conséquence des troubles de l’occlusion.
Quelques grammes, c’est la quantité de pâte médicamenteuse que le dentiste place dans le canal d’une dent au moment de la dévitaliser. En apparence négligeable, la quantité introduite peut cependant produire des réactions allergiques quand la pâte employée contient du formaldéhyde. Les cas rapportés dans la littérature (voir bibliographie) attestent de réactions qui vont de l’urticaire au choc anaphylactique, réaction allergique gravissime qui met en danger la vie du patient par risque d’étouffement (œdème de Quincke). Ces cas confirment le caractère hautement allergisant du formol et de ses dérivés dont l’emploi devrait être banni en dentisterie comme il l’est déjà en dentisterie holistique. Ils prouvent également que les composants chimiques de la pâte placée dans les racines diffusent dans la circulation générale et dans tout le corps où ils peuvent provoquer une réaction violente mais aussi à bas bruit un empoisonnement chronique.
